La Fondation Adyan a été créée le 6 août 2006 et enregistrée au Liban en tant qu’organisation non gouvernementale indépendante à but non lucratif (ONG), sous le numéro 1103, par décret ministériel du 18 septembre 2008. Elle a été fondée par six membres, parmi lesquels figurent la Dr Nayla Tabbara, le père Fadi Daou, le Dr Tony Souma, Samah Halwany et Mireille Matar. Son objectif principal consistait à promouvoir la diversité et la coexistence au Liban. Dans le contexte de l’après-guerre marquée par les divisions confessionnelles, les fondateurs ont reconnu l’importance de favoriser la compréhension mutuelle et la coopération afin de construire une société plus solidaire et plus juste.
Vision :
Adyan aspire à un monde où la diversité entre individus et communautés est pleinement vécue et valorisée. Cette vision promeut une compréhension mutuelle authentique, une citoyenneté inclusive, un développement créatif, une paix durable ainsi qu’une profonde solidarité spirituelle.
Mission :
Adyan a pour vocation de valoriser la diversité culturelle et religieuse, tant dans ses dimensions conceptuelles que dans leurs applications concrètes. Elle promeut la citoyenneté, la coexistence pacifique et une gestion constructive de la pluralité entre individus et communautés. L’organisation soutient les groupes marginalisés et accompagne les personnes vulnérables. Elle agit en faveur de la justice sociale et transitionnelle, ainsi que d’un développement humain et écologique durable. Présente aux niveaux local, régional et international, elle renforce une citoyenneté inclusive, consolide la coexistence pacifique et encourage la responsabilité sociale des acteurs religieux. Elle promeut également la solidarité spirituelle, prévient l’extrémisme violent et défend la liberté de religion et de conviction.
Cette mission est mise en œuvre à travers des solutions locales déployées dans les domaines de l’éducation, de la recherche, de l’élaboration des politiques publiques, des médias et des réseaux d’engagement communautaire.
Le travail d’Adyan s’organise autour de cinq domaines d’intervention stratégiques, chacun conçu pour faire progresser sa mission dans une cohérence fondée sur des valeurs partagées et une approche intégrée du vivre-ensemble.
La plateforme Bihorroya, initiative majeure soutenue par Adyan, fournit des informations détaillées sur la situation de la liberté de religion et de conviction (LRC) en Asie du Sud-Ouest et en Afrique du Nord (SWANA). Disponible en arabe et en anglais, cette plateforme analyse la situation de la LRC dans six pays de la région, tout en présentant les principaux instruments internationaux relatifs à cette liberté ainsi que les positions religieuses s’y rapportant.
Par ailleurs, Adyan a été distinguée par de nombreuses reconnaissances nationales et internationales, recevant plus d’une douzaine de prix, dont le 35e prix Niwano pour la paix (2018), le prix MIT Elevate (2020) et le prix Ibn Rushd pour la liberté de pensée (2022).
Objectifs futurs :
Adyan a connu une évolution continue au cours des dix-sept dernières années. Son expansion en Irak en 2022, puis en Europe en 2023, témoigne de son engagement en faveur d’une présence régionale et internationale élargie, au service du dialogue et de la coexistence. Le concept de citoyenneté inclusive, initié par Adyan, a été intégré avec succès dans plusieurs programmes universitaires à travers le monde. À l’avenir, l’organisation poursuivra ses efforts de sensibilisation à travers les médias et les espaces éducatifs, afin de favoriser une compréhension approfondie de ce concept et d’en encourager la mise en œuvre concrète au sein de diverses communautés.
Tournée vers l’avenir, Adyan entend renforcer son rôle de plateforme de référence réunissant les acteurs de la société au service du bien commun. Elle fédère bénéficiaires, donateurs, secteurs public et privé, ainsi qu’acteurs religieux, universitaires et médiatiques, dans une dynamique de coopération transversale. Cet espace collaboratif permet de construire une vision commune de la citoyenneté inclusive, fondée sur la diversité, la solidarité et la dignité humaine. Il vise à promouvoir des cadres de « vivre-ensemble » et à en favoriser l’appropriation concrète, ainsi que l’intégration dans les pratiques quotidiennes des communautés.